Pour qui fait la généalogie de familles parisiennes, la disparition de la quasi-totalité des actes paroissiaux et d'état civil antérieurs à 1860 dans les incendies de la Commune est un drame absolu.

En 1872 a commencé une « reconstitution » de l'état civil de Paris : après ce tragique évènement, on a demandé aux Parisiens d'apporter les copies d'actes qu'ils avaient chez eux (civils ou religieux) pour reconstituer l'état civil. On a également sollicité les notaires pour qu'ils exhument de leurs archives des actes qui leur avaient été fournis pour établir un contrat de mariage, un inventaire après décès ou une attestation de notoriété. C'est comme cela que les fameux « actes reconstitués » ont été réalisés.

Grâce à ce travail énorme, plus de 2,5 millions d'actes existent aujourd'hui, représentant malheureusement à peine plus d'un quart des 8 millions qui ont brûlé.

Lorsque l'on consulte les actes reconstitués, on regrette parfois qu'ils soient très succincts mais sommes-nous sûrs de les avoir bien lus pour en tirer tout le profit nécessaire ? En regardant bien, on va souvent observer que des indications font référence au document d'origine qui a servi à le rétablir.

Et, tout d'un coup, c'est une perspective très optimiste qui s'ouvre au généalogiste : retrouver les actes d'où proviennent les informations pour décrocher le gros lot en trouvant une quantité impressionnante d'informations complémentaires.

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